Le débat sur le changement climatique est souvent orienté sur la limitation de l’augmentation moyenne de la température mondiale entre 2 et 6 degrés Celsius. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg : localement, les augmentations de température peuvent s’avérer bien plus élevées. En outre, les courants d’air et d’eau peuvent changer d’une manière telle que l’environnement de vie de la flore et de la faune s’en trouve radicalement modifié.

Résumé des conséquences (GIEC)

Le changement climatique du siècle dernier a eu des conséquences au niveau mondial. Plus de 95 % des changements observés sont conformes aux effets prévus en matière de changement climatique. Vous trouverez ci-dessous les données recueillies par le GIEC concernant les conséquences du changement climatique pour l’homme:

Changements sur le plan des extrêmes

  • Cyclones tropicaux, tempêtes
    Victimes et dommages causés par des inondations et le vent ; pertes économiques ; transport, tourisme, infrastructure, assurances
  • Pluies extrêmes ; débordement des cours d’eau
    Érosion, glissements de terrain ; inondations ; colonies ; systèmes de transport ; infrastructure
  • Vagues de chaleur ou de froid
    Effets sur la santé humaine ; stabilité sociale ; demande d’énergie, d’eau et d’autres services (par exemple, stockage d’eau ou d’aliments), infrastructure (par exemple, transport d’énergie)
  • Sécheresse
    Disponibilité de l’eau ; moyens de subsistance ; production d’énergie ; migration ; transport fluvial

Changements sur le plan des moyennes

  • Température
    Demande et prix de l’énergie ; qualité de l’air urbain ; fonte du permafrost ; tourisme et récréation ; consommation ; moyens de subsistance ; perte d’eau de fonte
  • Précipitations
    Moyens de subsistance ; salinisation ; tourisme ; infrastructure hydraulique ; fourniture d’énergie
  • Élévation du niveau de la mer
    Utilisation de zones côtières ; risque d’inondation ; infrastructure hydraulique

Conséquences décrites plus en détail par le KNMI (institut royal météorologique des Pays-Bas)

Nous devrons probablement faire face à davantage de phénomènes météorologiques extrêmes. Dans le monde, de plus en plus de régions seront sous peu confrontées à des inondations, à de fortes précipitations et à des périodes de sécheresse. D’un article paru dans la revue scientifique Science (2011), il ressort que la probabilité de connaître des méga-vagues de chaleur estivales en Europe pourrait être multipliée par un facteur de 5 à 10 au cours des 40 prochaines années. Les étés les plus chauds en Europe au cours de la dernière décennie ont été nettement plus chauds que les étés de chaque décennie précédente depuis l’année 1500. La vague de chaleur de 2010 a surpassé toutes les autres en intensité et en étendue spatiale. Pendant la journée, il a fait 38,2 degrés Celsius à Moscou.

Niveau de la mer

Une autre conséquence du réchauffement réside dans la hausse du niveau de la mer. Au cours du XXe siècle, une augmentation d’env. 14-20 centimètres a été mesurée. Cela représente une augmentation de 1,4-2,0 millimètres par an. Ces dernières années, les choses n’ont fait que s’accélérer. Les mesures par satellite montrent une augmentation de plus de 3 millimètres par an entre 1993 et 2005. Comme la série est encore trop courte, il n’est pas possible de déterminer clairement si cela est dû au changement climatique ou aux variations naturelles du niveau de la mer et aux modifications des courants marins. Ce que nous savons, c’est que l’élévation du niveau de la mer va se poursuivre et s’accélérer sur le plus long terme. Les scénarios climatiques du KNMI prévoient une élévation du niveau de la mer de 15 à 35 centimètres le long de la côte néerlandaise vers 2050.

Calottes glaciaires

L’augmentation du niveau de la mer est en partie due à la fonte des calottes glaciaires. Une étude publiée en 2011 dans la revue scientifique Geophysical Research Letters révèle que la perte en glace en Antarctique et au Groenland ne fait que s’accélérer. Au cours des 18 dernières années, la vitesse de fonte de la glace a augmenté en moyenne de 36 gigatonnes par an. Aujourd’hui, la perte en glace dépasse les 500 gigatonnes par an, ce qui correspond à une élévation du niveau de la mer de 1,4 millimètre par an. En 2011, la quantité de glace de mer autour du pôle Nord a atteint un niveau plancher record. Le volume minimal de glace de mer était inférieur de plus de 70 pour cent aux valeurs mesurées en 1979 et en 1980.

Nature

La nature subit également les conséquences du changement climatique. Comme les températures augmentent, les plantes et les animaux déplacent leurs habitats vers les pôles et en direction des montagnes. Les hivers sont de plus en plus courts et la saison de croissance ne cesse de s’allonger. Au cours de la dernière décennie, la saison de croissance a duré en moyenne un mois de plus qu’au cours du siècle précédent.

Points de basculement

En outre, il est possible que nous soyons confrontés à des surprises (« points de basculement »). Les points de basculement sont des processus qui ont pour effet que le changement climatique s’accélère soudainement. Un exemple pourrait être l’arrêt du Gulf Stream chaud, provoquant un refroidissement en Europe. Il est un fait évident que le cours des courants marins peut changer lorsque la température de l’eau de mer augmente. Les modèles actuels ne permettent pas de prédire quand ce phénomène aura lieu. Lorsqu’il se produira, les changements de température au niveau local pourront être beaucoup plus rapides que les variations actuelles.

Sources : GIEC et KNMI

Le GIEC, c’est-à-dire le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, est une organisation des Nations unies qui a été fondée en 1988 dans le but d’évaluer les risques du changement climatique. Le panel se compose de centaines d’experts du monde entier, issus d’universités, de centres de recherche, d’entreprises, d’organisations environnementales et d’autres organisations.

Le KNMI est l’institut national pour le temps, le climat et la sismologie. Le KNMI fournit des informations météorologiques en faveur de la sécurité, de l’économie et d’un environnement durable à un grand public, au gouvernement, à l’aviation et à la navigation. En ce qui concerne les développements à long terme, le KNMI mène des recherches sur les changements climatiques.


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